Syrie, terre de mes ancêtres.

J’ai pu y aller chaque été jusqu’en 2010. Talkalakh, mon village familial, de 20 000 habitant·es est situé à la frontière nord du Liban, à l’ouest de Homs.
Pour certain·es, Talkalakh était le village à 5 min du Krak des Chevaliers.

Je suis né à Rennes, une ville très sympathique, le 24 Septembre 1993. Mon père est l’aîné d’une fratrie de 5 frères et sœurs, ma mère est au milieu entre 9 frères et sœurs.

Je ne me souviens pas trop de mon enfance, sauf durant les étés où j’allais en Syrie.
La Syrie fait partie de ma vie puisque mes parents y sont nés. J’ai donc toute ma famille qui est originaire de là-bas.

Chaque été, je m’y rendais afin de visiter ma famille. C’était un vrai paradis pour moi. N’ayant jamais vécu en Syrie, je rendais visite à mon pays uniquement durant les périodes estivales, les plus agréables.

J’avais ainsi l’occasion d’assister aux périodes les plus heureuses de ma famille et de la vie du village. En Syrie, lorsqu’on réussit son brevet ou son baccalauréat, on fait une fête, durant laquelle tous les amis sont invités et la famille est également présente, ce sont de purs moments de joie où tout le monde se retrouve. Sans compter les mariages, fiançailles, les fêtes de fin du Ramadan.

On danse le fameux « dabké » et surtout avec le « Tabbel » (Tambour), qui faisait un bruit assourdissant et envoûtant à chaque fois. La synchronisation de 5, 10, 15 voire 20 personnes se tenant la main, créant une chaîne, offrait un spectacle resplendissant. Et puis, il y avait les têtes de cortège qui avaient une gymnastique du corps leur permettant d’ajouter des effets rocambolesques.

Mes visites en Syrie se résumaient à un seul mot : Liberté. Mon village Talkalakh (20 000 habitants) était composé de plusieurs « quartiers » et de l’ouest vers le centre, c’est celui où ma famille réside. Ma liberté en Syrie s’exprimait par ma mobilité. Chaque jour, je pouvais aller où je voulais. Il fallait juste que je passe un coup de fil prévenir mon oncle.

Mon grand-père paternel était très célèbre dans le village.

(N’importe qui que tu croises dans le village, qui ne fait pas partie des Dandachis c’était :
« Tu es le fils d’Abdallah ? Mmmmh. Le fils de « Abou* Abdallah » ? Al Haj Abou* Abdallah ? Aaaaaaah, mais il fallait me le dire, ton grand-père a une grande place dans mon cœur ! ». pour parler d’un homme, dès lors que cet homme a un 1 er fils, on l’appellera TOUJOURS
« Abou -NomDuFils- ».

Il avait ce qu’on appelle un « Maktab » (Bureau). C’était un lieu très simple, où tous les jours, les « anciens » du village se réunissait là-bas pour discuter. Il connaissait tout le monde et aidait n’importe qui ayant besoin d’un service, il connaissait l’interlocuteur adéquat.

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